Home Culture TOP 6 DES CHOSES WTF A RIO DE JANEIRO, LA VILLE AUX MILLE PLAISIRS

TOP 6 DES CHOSES WTF A RIO DE JANEIRO, LA VILLE AUX MILLE PLAISIRS

TOP 6 DES CHOSES WTF A RIO DE JANEIRO, LA VILLE AUX MILLE PLAISIRS

Par Sébastien Onody

Quelque part au brésil…

Daaaaamn mes poulets, je suis Sébastien, plus connu sous le nom de Sebiche et, en plus d’être le sex-symbol de la promo 3A, je suis un journaliste d’exception vous livrant ses meilleurs observations depuis sa chambre de riche blanc à Copacabana. C’est simple, choisir Rio pour son année d’échange c’est tout comprendre à la vie. Non seulement tu perds la notion de stress, mais tu passes tes journées à chiller, à aller à la plage, à faire du sport, bref : à kiffer. Mais derrière cette face flamboyante de la cidade maravilhosa existent des trucs méga drôles – et parfois chelous – qui m’ont surpris lorsque je suis arrivé. Je vous dévoile ici mon top 6 :

1- « Vas-y touche moi »


Je ne vais pas vous le cacher, les premières semaines c’était un véritable choc culturel. Les Brésiliens et Brésiliennes sont si différents des Européens. Toucher quelqu’un pendant une conversation c’est normal ; mettre une main sur une épaule pour le pousser de son passage, c’est normal ; faire un câlin alors qu’on se connaît depuis deux jours… c’est normal. Très rapidement j’étais mal-à-l’aise quand une dame ou un monsieur m’attrapaient le bras pour me demander quelque chose au supermarché. Puis au bout d’un mois, j’ai commencé à aimer (mmmh coquin !). Visiblement je suis fait pour les cultures où les gens se touchent :’c’est incroyable et c’est ultra humain de communiquer par le toucher, chose qu’on pratique beaucoup moins en France. Mais j’avoue aussi que depuis qu’il y a cette affaire de Coronavirus, je suis un peu moins chaud pour le contact corporel.


2- PQ interdit dans les chiottes !


Chose insensée qui m’a aussi rappelé que j’aime la société occidentale : au Brésil et dans la plupart des pays d’Amérique du Sud, il est souvent interdit de jeter du papier toilette dans la cuvette des toilettes. C’est totalement WTF je sais. Et clairement si tu le fais, on ne va pas se le cacher, mais tu risques ta vie. Ici, les adieux avec le PQ usagé se font autrement. Oublie donc la version classique où tu lances délicatement ton papier usagé dans la cuvette pour qu’il rejoigne ses amis marron. Ici à Rio c’est autre chose : on le jette dans une poubelle située à côté de la cuvette. Si tu n’es pas Tony Parker, ça demande une vraie concentration à chaque cargaison laissée aux toilettes. Et d’ailleurs quand tu le lances, il vaut mieux fermer les yeux pour éviter de voir les papiers recouverts de traces de pneu de tes potes venus avant toi. Quand la poubelle est pleine, tu peux imaginer le glamour mais encore une fois, nous sommes humains donc pas de chichi les amis.


3- Ri-ho(mo)


Ça, c’est la partie fun de ce top 6. Je n’étais pas au courant du tout, mais Rio de Janeiro est une vraie capitale LGBT. Malgré le fait d’avoir élu un Président ouvertement homophobe, les Brésiliens restent un peuple très ouvert sur l’orientation sexuelle de chacun. La preuve la semaine dernière : j’étais dans le métro et celui-ci s’arrête brutalement, me propulsant directement sur un jeune homme qui écoutait probablement du Claude François (qui sait !). Bien évidemment, je me relève et croise son regard. Celui-ci ne semblait en AUCUN CAS gêné par ma présence sur ses pecs saillants – encore une fois, le toucher a fait ses preuves. Puis, après m’être relevé j’ai senti un petit « Hey… salut toi ! » dans son regard, pas si déplaisant que ça. Tout ça pour dire qu’ici, les mecs qui aiment les mecs sont généralement très chauds. Pas le temps de serrer la main pour dire bonjour, ici c’est câlin ou galoche : à toi de choisir. Tu peux donc imaginer l’ambiance dans les soirées techno de la ville. Un regard avec quelqu’un du même sexe, et « hop l’antilope » comme dirait ma grand-mère. Il faut savoir que d’après certaines statistiques, 15% des jeunes Brésiliens et Brésiliennes se déclarent non-hétérosexuels. C’est quand même pas rien et ça prouve clairement l’ouverture d’esprit de ce joli pays. Enfin bon, parfois faut faire gaffe, et mon ami Mathieu ne dira pas le contraire : attention à l’amour intéressé ! #PickpocketQuiTwerk Certains brésiliens de la communauté LGBT, mais pas uniquement, se font un malin plaisir de te twerker dessus tout en dérobant tes précieux biens (iPhone, carte bleue, porte-clefs pénis, etc). Mais après tout, c’est peut-être le prix d’un bon petit réveil sexuel !


4- « Perfection »


Ça c’est assez ouf. On s’en rend compte très vite et ça surprend beaucoup : le culte du corps est primordial à Rio de Janeiro. La dernière fois que j’ai vu quelqu’un de moche en face de moi c’était probablement en France! Exit les corps disgracieux, l’odeur de transpi ou le manque de forme. Les Brésiliens et Brésiliennes sont tout simplement over-bien foutus. Les hommes sont TOUS musclés avec un corps comme dessiné par une force divine. Et les femmes n’en parlons pas : silhouettes enchanteresses et douceur lascive, leurs courbes sont telles des montagnes russes dont le Parc Astérix n’a rien à envier. Enfin bon, ces corps de rêve demandent du travail et, à Rio, on ne chôme pas en matière d’esthétique. Il y a une salle de sport tous les trente mètres (no joke), des pharmacies et magasins de produits cosmétiques tous les vingt mètres (encore une fois no joke) et des chirurgiens esthétiques tous les dix mètres (là par contre c’est une joke). Eh oui Jamy, le bistouri permet souvent d’économiser du temps. C’est donc chaque jour 1700 Brésiliens qui se font une chirurgie esthétique, pour des résultats vraiment impressionnants. Le culte du corps est bien présent et fait marcher l’économie. Il existe même depuis 2011 un concours du plus beau fessier brésilien ; intitulé « Miss bumbum », il récompense le meilleur chirurgien (lol). En tant qu’étudiant international au physique d’un enfant de douze ans, c’est pas tous les jours faciles, mais on s’y fait et on regarde des vidéos Youtube de TiboInShape pour passer le temps.


5- « I am a gringo »


La population brésilienne est un incroyable mélange d’origines ethniques différentes. C’est simple, tu y trouves toutes les teintes de couleur, du blanc pâle au marron chocolat noir. T’as toute la gamme des couleurs sur une population et c’est merveilleusement beau. Et pourtant toi, en tant que blanc légèrement bronzé qui pense paraître brésilien, t’es directement vu comme un étranger européen. Il est impossible pour un physique scandinave comme le mien de se faire passer pour un brésilien. Pourquoi ? J’imagine que mes coups de soleil me trahissent. Du coup on m’appelle « gringo ». Et c’est le cas pour tous les occidentaux qui séjournent en Amérique du Sud. « Gringo » c’est un terme hispanique inventé pour désigner une personne anglophone ou bien tout individu étranger au pays. Du coup, malgré tous tes efforts pour intégrer la société brésilienne au cours de ta 3A, tu restes 4ever un gringo avec ses coups de soleil, et ça c’est triste. Maintenant d’où vient le mot « gringo » ? D’après la légende, ce mot tiendrait son origine du Mexique, et plus particulièrement de sa frontière nord avec les Etats-Unis. Il serait la contraction des mots « green » et « go », deux termes utilisés par les Mexicains lorsqu’au XIXe siècle les soldats Américains vêtus d’uniforme vert envahissaient les terres mexicaines. Bref, c’est une légende qui vaut son pesant de cacahuète !


6- « Flamengo de coraçao »


Ultime point de ce top 6 : « Flamengo te amo ». C’est quelque chose de capital pour le coup. Le principal club de foot de Rio, c’est Flamengo. Ses couleurs : le noir et rouge (des putain de bordelais refoulés quoi). Pour faire simple, le foot c’est un pilier de la société brésilienne. Alors quand l’équipe de Flamengo joue et gagne le match, c’est la fête dans tous les bars de la ville. Ca gueule, ça chiale, ça se prend dans les bras, bref : ça va très loin. D’ailleurs pas besoin de regarder le match pour connaître le score puisqu’en ouvrant la fenêtre tu devines les points au nombre de fois que les cris de joie envahissent la rue. C’est assez émouvant à vrai dire. Ce qui est le plus mignon dans tout ça c’est le lendemain d’une victoire. Les Brésiliens et Brésiliennes portent à chaque fois le maillot rouge et noir de l’équipe. Donc lorsque le club enchaine les victoires, la population carioca met tous les jours d’affilées le même maillot (une bande de crado en fait). Ça reste malgré tout impressionnant et ça donne même envie d’acheter son propre maillot pour pas se faire frapper. Il faut rappeler aussi quelque chose : depuis la campagne présidentielle de Jair Bolsonaro en 2018, il est très mal vu par les gens de gauche de porter le mythique maillot jaune et vert de la seleçao brésilienne. En effet, ce fourbe de Jair a réussi à faire de ce maillot légendaire un signe de ralliement de tout son électorat en expliquant que « porter ce maillot c’est être aimer son pays, être nationaliste ». Alors voilà, maintenant c’est tendu de porter le maillot brésilien.


C’est la fin de ce top 6 sur la ville de Rio de Janeiro. J’espère qu’il vous a plu, et je conseille à chacun de voyager à Rio si le destin vous en donne l’opportunité. La beauté des paysages et la douceur de vivre qui s’en dégagent sont tout simplement un régal chaque jour. Il est donc primordial d’en profiter, surtout quand la fin de l’année approche. C’est donc une véritable chance de pouvoir témoigner de tout ça, alors n’hésitez pas à franchir le pas et à passer voir le Corcovado. Il vous tend les bras. Bisous les loulous.


Sébastien Onody