Édito

La démission de M. Nicolas Hulot le 28 août a ravivé les critiques à l’égard de la politique environnementale du gouvernement. Les enjeux écologiques ont donc largement dominé l’espace médiatique le mois dernier mois, notamment grâce aux nombreuses Marches pour le Climat, qui se sont déroulées à Strasbourg et partout en France. 

Le discours tenu dans les médias est alarmiste : montée des eaux, risques climatiques, destructions des forêts, disparition de la biodiversité … Si la protestation des acteurs politiques et sociaux a été mise en avant, cela s’est cependant fait aux dépents de la promotion d’initiatives nouvelles pour améliorer les choses. 

Notre rédaction n’a pas voulu céder à ce discours catastrophiste. Plus qu’un effort momentané ou une poussée de fièvre accidentelle, nous sommes persuadés que le futur nécessite un engagement de long terme. Et il est de notre devoir de le mettre en lumière. 

Nous faisons donc le pari de n’être ni fatalistes, ni naïfs. Nous sommes conscients qu’éteindre la lumière en quittant une pièce ne sauvera pas la planète, mais que tomber dans le fatalisme ne le fera pas non plus. En effet, pourquoi s’inquiéter du futur si le monde court inévitablement à sa perte ? 

Nous ne nions cependant pas le besoin d’établir un constat clair de la situation politique, économique, culturelle et environnementale 

actuelle. Chacun de nos articles tente d’ailleurs de le dresser. Cet état des lieux est indispensable en vue de créer, d’adapter et d’encourager les mesures réparatrices ! Alternatives aux moteurs de recherche énergivores, au tourisme pollueur, à l’agriculture de la surconsommation, aux manques en termes d’éducation ou de pauvreté … Nos rédacteurs ont su trouver les idées d’aujourd’hui qui feront sans aucun doute le monde de demain. 

Ces initiatives agissent directement sur l’avenir, et constituent donc le thème de notre numéro d’octobre. Nous tournons ainsi vers lui un oeil lucide, et surtout, optimiste. 

Camille Larminay 

Directrice de la rédaction