En quelques mots, qu’est-ce qu’un Interrail ? Pendant une durée de 15 jours, vous pouvez choisir 5 jours durant lesquels vous voyagez de manière illimitée dans toute l’Europe, pour environ 250€. En somme, pas besoin de consulter toutes les compagnies et de prendre tous les billets. En revanche, certains trains nécessitent une réservation, et les réservations doivent se faire sur le site en ligne d’Interrail. Ce qui peut coûter une trentaine d’euros supplémentaires. Un conseil : s’y prendre bien à l’avance, parce que le site est assez mal foutu et l’opération peut durer plusieurs semaines.

 

Un Interrail, ça commence toujours par des heures de train, plus ou moins longues selon vos destinations, plus ou moins confortables selon les compagnies que vous empruntez. En plein été et par 35°C à l’ombre, les trains non climatisés peuvent être très pénibles. Certains trains ont par ailleurs la particularité de n’être composés que de compartiments, au plaisir des plus nostalgiques du Poudlard Express d’Harry Potter, et au déplaisir de ceux qui ne veulent pas sympathiser avec les locaux.

 

Voyager en train c’est aussi la possibilité d’entrevoir les paysages du pays dans lequel on arrive, au lieu de passer d’un aéroport à un autre, de la porte d’embarquement à la récupération des bagages. Tout ça sans découvrir une bribe de la couleur locale. Et puis une gare, tout le monde le sait, c’est beaucoup plus folklorique qu’un aéroport. Par exemple, les haut-parleurs qui annoncent les trains en Europe de l’Est, ça change de la petite musique SNCF.

 

Une fois dans le train, il faut être prêt à négocier avec des contrôleurs ne parlant parfois que le Tchèque ou le Hongrois. Heureusement, la plupart d’entre eux sont peu regardants envers les voyageurs bénéficiant d’un pass Interrail. A part pour les plus fins linguistes, quelques jours ne vous permettront que d’apprendre les mots « merci » et « bonjour » … et encore.

 

Trois jours par ville, ça passe vite et ça ne laisse de temps que pour les choses les plus importantes : les longues marches pour s’imprégner du centre-ville, le passage quasi obligatoire par le métro quand il est impossible de se loger dans le centre et bien sûr la dégustation de la bière locale. L’avantage de l’Europe centrale, c’est que la pinte est peu coûteuse. Environ 2€ à Budapest et à Prague, par exemple, un peu plus chère en Allemagne et en Autriche. Attention, la zone euro ne s’étend pas dans toute l’Europe : il faudra parfois payer en forint (Hongrie) ou en couronne (République Tchèque).

 

Pour finir, que des bons souvenirs. Comme toujours, on finit par se rappeler avec nostalgie des ronflements désagréables de ses voisins dans le train et des heures de marche (ou de course) avec des sacs qui font parfois la moitié de votre poids, et l’on retient surtout les images fortes des quatre ou cinq nouvelles villes découvertes et les nombreux fous rires des vacances entre amis.