Home Tribunes Libres Pourquoi les Social Justice Warriors ne sont pas aussi héroïques qu’ils essaient de le faire croire (et pourquoi les grands méchants réacs les détestent)

Pourquoi les Social Justice Warriors ne sont pas aussi héroïques qu’ils essaient de le faire croire (et pourquoi les grands méchants réacs les détestent)

Pourquoi les Social Justice Warriors ne sont pas aussi héroïques qu’ils essaient de le faire croire (et pourquoi les grands méchants réacs les détestent)

« L’intérêt parle toutes sortes de langues, et joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé. » – François de La Rochefoucauld.

Le monde actuel est marqué par de nombreux phénomènes tous plus ingrats et insupportables les uns que les autres : crises des dettes publiques, attaques terroristes répétées, guerres de toutes sortes passées sous silence dans tous les médias, crises humanitaires, grand méchant turbo-libéralisme qui tue les pauvres, mais encore le phénomène des Social Justice Warriors (SJW), ou, en français « Guerriers de la justice sociale ».

Ces Social Justice Warriors, vaillants chevaliers solitaires, (car oui le plus souvent ils sont solitaires et le resteront probablement très longtemps à cause de leur comportement odieux), sautent sur la moindre occasion que leur présente la société pour sortir leur glaive et se battre à mort, dans un combat acharné et glorieux, pour défendre la veuve et l’orphelin, tel des croisés luttant contre l’obscurantisme des peuples ayant volé Jérusalem à notre Grand et Unique Seigneur : Jésus Christ, notre Sauveur, Mort puis Ressuscité le troisième jour, porteur de la Sainte Parole de Dieu le Père tout puissant, qui est Amour, Paix et Miséricorde, a pitié de l’âme de tous les pécheurs, a fait enfanter la Vierge Marie par l’opération du Saint Esprit !! (Gloriaaaa, Gloriaaaa, In Excelsiiiis Deooo !)

Risitas

Ces héros d’un courage exceptionnel, au corps musculeux et huilé, sont les premiers à jaillir pour lutter contre le racisme, contre la domination des mâles dans la société patriarcale, contre le racisme transgenre, etc…. sur Facebook et Twitter bien évidemment, il ne faudrait pas en faire trop. En effet, nous savons tous qu’un peu d’héroïsme, ça va, mais se mouiller c’est trop risqué tout de même. Ces individus faisant preuve d’un charisme exceptionnel, à la fois par leur apparence physique et leur condition intellectuelle hors du commun des mortels (et surtout, hors du commun de la vulgaire plèbe que sont les méchants fachos de droite conservatrice) se battent donc essentiellement par écrans interposés contre des individus qui, souvent, ne sont là que pour les troller et déclencher des réactions disproportionnées, allant d’insultes modérées du genre « facho », « raciste » ou encore, el famoso : « nazi », et autres jolis petits mots douillets ; aux crises d’hystéries qui ont de quoi rendre sourds les plus grands chanteurs de heavy metal habitués aux concerts plus bruyants que les chants des baleines. Et lorsqu’enfin ces Guerriers de l’Extrême sortent à la lumière du jour et ne sont plus dans leur chambre pestilentielle, pleine de bonne odeur de la sueur de leurs fronts, après des heures éprouvantes de révolution sur l’Internet, ils se décident à sortir dans la rue, pour importuner ceux qui ne pensent pas comme eux tout en scandant des chants révolutionnaires et en prônant  des discours pour la liberté d’expression, pour la lutte contre les conservateurs fachos, et pour l’égalité de tous (y compris parfois l’égalité entre les animaux et les humains, ce qui est un autre débat, même si je leur aviserait de faire attention en faisant quelques pas dans la rue sous peine d’écraser de pauvres petites fourmis qui, n’ayant rien demandé, seraient victimes de racisme anti-fourmis), tout en censurant les opinions adverses des « méchants fachos réacs, pro néolibéralisme capitaliste de marché ravageur», et pour couronner le tout, en utilisant leurs mots préférés pour dénigrer tout raisonnement construit de l’opposition :  « YOU’RE A FUCKIN PRIVILEGED WHITE MALE », « YOUR OPINION DOESN’T MATTER, CHECK YOUR PRIVILEGES ». Là j’avoue, y a respect : je suis épaté devant un tel tsunami d’âneries.

Tout ceci est d’autant plus agaçant quand on connait les intentions réelles de ces marins d’eau douce et ectoplasmes vulgaires. En effet, s’ils jouent sur l’image du gentil progressiste voulant le bien de tous et luttant contre l’obscurantisme, ces énergumènes dissidents aiment par-dessus tout leur propre petite personne. Reprenant la citation du début d’article de de La Rochefoucauld, il est possible de développer en expliquant que sous couvert de bonne volonté, le SJW est en réalité ce que l’on appelle dans le milieu d’internet « une pute-à-likes ». Autrement dit, ces pathétiques enfants de démon utilisent les combats sociaux (qui sont souvent parfaitement justifiables et mériteraient d’être menés par les bonnes personnes avec les bons instruments) pour satisfaire leur égo démesuré d’enfants pourris par les privilèges qu’ils dénoncent, alors que le seul combat qu’ils mènent réellement est celui de l’élévation de leur cote de popularité virtuelle et que leur altruisme désintéressé d’aider les autres est un mensonge. En effet, à chaque fois que ces bachi-bouzouks interviennent sur internet ou dans la rue, leur seule envie est de se faire voir au maximum pour atteindre un niveau de reconnaissance sociale éphémère qu’ils ne connaîtront que quelques instants avant de retomber dans l’oubli, jusqu’à leur prochaine intervention, car en effet, ces jeunes membres de l’Action Antifasciste sont en quête de personnalité propre comme le témoigne le fait qu’ils rejettent leur propre condition et leurs propres origines à la fois biologiques et culturelles (rejet de « l’homme blanc privilégié cisgenre », rejet de la culture occidentale « dominatrice et aliénante », alors que cette même culture est celle qui leur permet de raconter leur ramassis de conneries et qui leur permet de vivre dans des pays où ce qu’ils dénoncent est assez peu présent en comparaison avec d’autres pays que ces SJW soutiennent parfois. Il faut dire que renier ses origines biologiques fait sûrement du mal aux neurones). Ces dernières phrases pourraient nous mener à une réflexion sur l’altruisme, est-ce que celui-ci existe réellement, ou sommes-nous au final toujours intéressés par une quelconque raison ? (raison économique, raison sociale, quête d’hédonisme personnel, etc). À vous de vous construire une réponse.

Chevalier François de Hadoque