Gone girl

Probablement le film le plus attendu de cette fin d’année, déjà classé dans le top 50 des meilleurs films de tous les temps, voilà le troisième joyau de la couronne de David Fincher (avec Seven et Fight Club).

N’attendez pas de moi que je vous fasse un plan détaillé en trois parties, ordonné, concis (pardon Noël, cher chargé de TD aimant l’efficacité…) : le fait est que mon enthousiasme m’en empêche. Alors voilà donc une petite critique désordonnée et euphorique, écrite à chaud après le film.

Petit tour dans l’intimité d’un couple incarnant le rêve américain, avec un film qui ausculte les affres du mariage et où le vrai est indémêlable du faux.

La bande annonce déjà bien ficelée ne présente que la partie émergée de l’iceberg complexe et ô combien génial de ce film. Pour vous remettre dans le bain, Gone Girl c’est l’histoire d’une femme qui a disparu (Rosamund Pike) lors de son 5ème anniversaire de mariage. Dès le début de l’enquête, tout accuse son mari (Ben Affleck) de meurtre. S’ensuit alors une course effrénée de la part de ce dernier pour prouver son innocence, dans une Etat où la peine de mort est appliquée et dans lequel chaque citoyen le déteste et est persuadé de sa culpabilité. Fincher va jouer avec nos nerfs, s’amusera à déconstruire tout ce que l’on arrive finalement à croire et enchaîne les événements inattendus.

Gone girl chat

Le moindre détail du film est travaillé à la perfection, de la musique qui nous plonge dans un profond malaise à la façon dont les scènes sont filmées. Si le rôle de Ben Affleck est très bien exécuté (n’en déplaise à la rédaction de Propos, bande de rageux : Osores odierint, j’ai envie de vous dire !), Rosamund Pike excelle dans le sien. Moi qui n’était pas convaincue par le casting (c’est vrai que Barney de How I met dans un film comme ça, ça laisse dubitatif…), j’en ai pris pleins la figure avec la performance de l’actrice qui est absolument époustouflante. Le duo Affleck-Pike se laisse donc porter par le scénario de Fincher dont le résultat est à la hauteur de ses autres succès. Au final c’est donc 2h29 de pur thriller psychologique anxiogène qui nous secoue jusqu’à la dernière minute. Pour peu, on s’en resservirait.

On peut aussi noter que la partie sur la défense du « présumé coupable » (ou accusé comme tel par la société), ainsi que le processus de manipulation des médias pour contrôler l’opinion est trGone girl trucès intéressant du point de vue de ‘communication politique’ et nous renvoie à certaines parties du cours éponyme.

En bref, ce film est une pépite et Fincher n’a absolument pas démérité, contrairement à ce que je craignais. Et si vous avez aimé, vous aimerez sans aucun doute La vie de David Gale d’Alan Parker (et vice versa). A voir plutôt deux fois qu’une, vous m’en direz des nouvelles !

N.B. : J’espère que Nicolas et Olivier ne s’étoufferont pas en lisant un commentaire positif sur ce cher Ben, j’ai essayé de faire soft pour vous préserver.

Léa-Masha