Home Sport Deutsche Qualität

Deutsche Qualität

Deutsche Qualität

Dans le sport rien n’est immuable. Tout se transforme alors que rien ne se perd ou ne se crée. Pourtant en football une chose reste certaine : les Allemands seront toujours bien placés pour gagner une compétition internationale. Gary Lineker disait que « le football se joue à 11 et à la fin ce sont toujours les Allemands qui gagnent ». Il l’a prédit, Mario Götze l’a confirmé. D’un but en prolongation contre l’Argentine, lors d’une finale de haut niveau, il a rétablit une habitude trop longtemps oubliée : Allemagne rime avec Weltmeister. Comme dans chaque compétition de bonnes surprises ont émergé, de grandes nations ont sombré et des joueurs ont brillé. La seule chose qui a perduré reste l’amour et la beauté d’un sport trop souvent critiqué. Retour sur une Coupe du Monde qui a commencé par faire la part belle au jeu pour au final perdre en élégance, un Mondial qui a consacré l’efficacité d’un pays connaissant à nouveau les joies d’être champion.

 

Les déceptions : les grandes équipes d’Europe et d’Afrique le bec dans l’eau, le Brésil groggy

Pour beaucoup, l’élimination de l’Espagne dès le premier tour a été accueillie comme un séisme. Ce n’est pourtant pas tant la sortie de route que la manière qui a interpellé. Après cette compétition le verdict est sans appel : la Roja arrive en fin de cycle. Ses joueurs sont arrivés éreintés d’une saison à rallonge faite de luttes intenses pour le titre de champion d’Espagne ainsi que pour le gain de la Ligue des Champions. En outre leur attaquant principal (Diego Costa, brésilien naturalisé Espagnol) n’a pas su gérer la pression – certes énorme – qui reposait sur ses épaules, ne réussissant pas à se montrer décisif et, plus simplement, à marquer des buts. Néanmoins ce n’est là que la face émergée de l’iceberg. La défense a été aux abonnés absents durant cette Coupe du Monde et Casillas n’a pas su sauver son équipe à la dérive, rajoutant même quelques erreurs pour la route de façon à achever la bête blessée. Le coaching a également été catastrophique, Vicente del Bosque n’ayant pas su se remettre en cause, même après la déroute du premier match. Au sortir de cette bérézina brésilienne, le sélectionneur espagnol se retrouve aujourd’hui face à un immense défi : relancer une équipe meurtrie par l’échec, qui doit se renouveler pour continuer à exister sur la scène internationale alors même qu’elle est en proie à des guerres d’égo monstrueuses, intensifiées en outre depuis l’émergence de l’Atletico de Madrid cette année.

Ce ne fut pas plus glorieux pour les Italiens, littéralement cramés par le soleil brésilien. Au bout d’un match et demi, aucunes jambes ne répondaient, les yeux se brouillaient et l’oxygène manquait. Ils ont pourtant failli se qualifier en huitième de finale lors du dernier match face à l’Uruguay mais défendre à 35 n’a pas suffis. Ce résultat, décevant compte tenu de la finale à l’Euro deux années auparavant, indique deux choses : la première est que la Squadra Azzura n’a pas bien préparé son Mondial. Elle n’a pas correctement analysé les exigences physiques venant avec le fait de disputer une Coupe du Monde sud-américaine, là où chaleur et humidité sont les maîtres mots. La deuxième est plus profonde et relève d’un constat alarmant : l’Italie est en perdition. Les clubs italiens ne pèsent plus sur le football international, faute de moyens financiers, et beaucoup de jeunes espoirs sont barrés dans leurs clubs. Il faudra que l’Italie trouve un moyen de se relever, au risque de sombrer dans la médiocrité.

Les équipes latines n’auront décidément pas été à la fête lors de cette Coupe du Monde, puisque le Portugal n’a également pas passé le cap des phases de poule. Ce n’est à nouveau pas une surprise, tant l’effectif faiblard et l’identité de jeu absente les condamnaient quasiment déjà d’entrée. La seule façon dont les lusitaniens auraient pu s’en sortir aurait été une compétition fabuleuse du latin lover Cristiano Ronaldo. Blessé avant la compétition, alors qu’il avait qualifié son équipe à lui seul lors des phases éliminatoires, il n’a pas su revenir à 100% et a enchaîné mauvais choix sur mauvais choix, laissant ainsi le Portugal orphelin de talents.

Faut-il réellement parler de déception quand on regarde le parcours de l’Angleterre ? A chaque compétition les observateurs voient la Perfide Albion échouer encore et encore et ce n’est pas un hasard. L’équipe nationale n’arrive plus à se dépêtrer d’une médiocrité que leurs joueurs se font un honneur de perdurer. Ils ont pourtant fait illusion lors de leur premier match (perdu) face aux Italiens mais leur jeu s’est par la suite peu à peu délité , donnant lieu à deux rencontres remplies d’imprécisions techniques et de manque d’envie. Cela mena à leur élimination précoce, comme à chaque fois.

Si la plupart des grandes nations d’Europe ont manqué leur Mondial, les grandes équipes africaines ne sont pas en reste. Le Cameroun et le Ghana n’ont pas réussi à passer outre les polémiques de primes arrivant en retard, donnant lieu à de sérieuses échauffourées entre les joueurs et le staff. Cela fait tâche et décrédibilise encore un peu plus un football africain qui n’avait pas besoin de ça. Le Cameroun a enchaîné trois défaites, avec en prime une faiblesse de jeu abyssale alors que le Ghana a uniquement tenu tête à l’Allemagne avant de s’écrouler contre le Portugal. Avant ces deux matchs ils avaient perdu leur première rencontre contre les Etats-Unis par péché d’orgueil, eux qui avaient réalisé un superbe parcours il y a 4 ans. Le seul petit rayon de soleil dans la morosité ghanéenne reste Gyan, leur attaquant ayant dépassé Roger Milla, devenant ainsi le meilleur buteur africain del’histoire de la compétition.

De son côté la Côte d’Ivoire a encore joué d’infortune. La génération dorée des Drogba, Gervinho, Kolo et Yaya Touré n’auront rien gagné ensemble. Souvent malchanceuse quant à ses groupes en Coupe du Monde, elle avait cette année la possibilité d’aller loin avec une poule à leur portée. Les Grecs en ont décidé autrement et après avoir perdu deux Coupe d’Afrique des Nations aux tirs aux buts, les Ivoiriens se sont fait crucifier d’un penalty à la dernière seconde, propulsant l’équipe grecque en huitièmes. Fin de parcours et de cycle pour une addition de talents qui n’ont jamais su former une équipe.

Peut-on parler de déception quand une équipe atteint les demi-finales ? Souvent le résultat prime sur la manière et on oublie beaucoup de choses si notre pays arrive à ses fins. Cependant le Brésil a terriblement déçu. Sans un arbitrage favorable (penalty imaginaire sur le match d’ouverture et carton rouge oublié sur Thiago Silva dans le deuxième match) ils ne passaient sans doute pas le premier tour. Ils ont par la suite bénéficié d’une réussite divine pour s’imposer aux tirs aux buts face au Chili. En quarts contre la Colombie ils ont fait un match solide, à défaut de génial, faisant preuve de réalisme tout en profitant de l’inexpérience des Colombiens. Malheureusement ils perdirent Neymar sur blessure et leur capitaine Thiago Silva pour le prochain match. S’ensuivit alors le Waterloo des Brésiliens, pire encore que leur défaite en finale contre l’Uruguay chez eux en 1954. Les Allemands sont venus, ont vu mais n’ont pas seulement vaincus. Ils ont pratiqué la politique de la terre brûlée, ne laissant que les cendres d’une équipe brésilienne aphone, en seulement vingt minutes, dans une atmosphère irréelle. Si ce genre de match ne se reproduira pas de sitôt, il a mis en exergue les lacunes dans le football des Brésiliens, d’une pauvreté de jeu à faire passer le Racing Club de Strasbourg pour autre chose que des peintres. Si le jogo bonito relève plus d’un mythe que d’une réalité, leur fond de jeu fut une caricature. Fragilement arquée autour de Neymar c’est toute l’organisation tactique qui s’est effondrée quand celui-ci n’a pu tenir sa place. Aucun sentiment de révolte ne s’ensuivit lors du match pour la troisième place, où ils ont subi les coups de boutoirs de Néerlandais enthousiastes souhaitant terminer la compétition de la meilleure des manières possible. Le coaching ne fut pas en reste, Scolari restant arque-bouté sur ses principes, oubliant Willian sur toute la compétition alors qu’il a laissé débuter tous les matchs le sosie de Francis Perrin. Le peuple brésilien, qui misait plus que de raison sur la réussite de son équipe, n’oubliera pas cette compétition, surtout pour tout ce qu’elle a subi pour que celle-ci puisse se dérouler.

 

Les réussites : petites équipes ont manqué de devenir grandes

De manière générale, les équipes sud-américaines ont réussi leur Coupe du Monde. Excepté l’Equateur, toutes les sélections ont passé leur premier tour. Si le trident Brésil, Argentine et Uruguay n’ont pas marqué ce Mondial par l’empreinte du beau jeu, les petites équipes ont enthousiasmé la compétition et nombre de leurs joueurs se sont révélés au grand jour. Le plus beau parcours reste celui du Costa Rica, petit pays promis à une élimination brutale et finalement sorti en première place du « groupe de la mort » (Uruguay, Angleterre et Italie). Eliminé en quarts de finale lors des penaltys par les Pays-Bas d’un Tim Krul étincelant, leur parcours force le respect. Solides derrière, rapides devant et surtout solidaires, ils ont fait déjoué toutes les équipes les ayant rencontrés. Deux talents ont émergé : le gardien Kaylar Navas, avant à Levante, a d’ailleurs été recruté par le Réal de Madrid tandis que l’attaquant Joe Campbell pourra trouver sa place en pointe à Arsenal la saison prochaine.

Le jeu le plus enthousiasmant de cette Coupe du Monde porte la trace de la drogue ; la Colombie a produit un beau football, fait de passes et de mouvement perpétuel. Manquant de réalisme, d’aucuns diront d’expérience, ils tombèrent sur un os de couleur auriverde en quart de finale. Le désormais ex-gardien niçois David Ospina a trouvé un poste à Arsenal mais c’est surtout James Rodriguez qui s’est révélé aux yeux du monde. Meilleur buteur mais surtout (n’en déplaise à Lionel Messi et Sepp Blatter) meilleur joueur de la compétition, il a illuminé la compétition par sa vitesse, sa technicité et surtout son but somptueux contre l’Uruguay. Malheureusement pour nous français nous ne le verrons plus en Ligue 1 l’année prochaine, l’ancien monégasque ayant été débauché par le Réal de Madrid, probablement pour préparer l’après Cristiano Ronaldo.

Le Chili a également été une très belle équipe. Excellent contre l’Australie, très solide contre l’Espagne et décevant contre les Pays-Bas, le Chili a malheureusement (pour le beau jeu) chuté aux tirs aux buts contre le Brésil. Ils ont touché les montants lors de la séance de pénaltys ainsi qu’à la dernière seconde de la prolongation. Ils ont tout donné et ont manqué de la réussite qui sépare les petites des grandes équipes. Un constat qui peut également être fait pour le Mexique. Portés par un Guillermo Ochoa du feu de Dieu doublé d’une confiance acquise d’une phase de poule jouée les yeux dans les yeux avec le Brésil, ils ont manqué de sortir les Pays-Bas en huitième, menant un à zéro à moins de dix minutes de la fin. Encore une fois il leur a manqué un rien, un détail, un soupçon d’énergie pour passer un obstacle finalement pas si infranchissable que cela.

Selon ce que j’ai exprimé avant pour le Brésil, les Argentins peuvent se satisfaire de leur parcours. Finalistes, ils n’ont pourtant pas développé un beau jeu et doivent leur salut à un surprenant Romero (leur gardien de but). Appliqués et très solides en défense, ils ont joué à l’extrême opposée de leurs valeurs habituelles, et pourtant cela a fonctionné. Gagnant un à zéro leur huitième et quart de finale, ils éliminèrent les Pays-Bas aux pénaltys et échouèrent en prolongation contre les Allemands. Pour une fois Lionel Messi été décisif durant la compétition, manquant toutefois dans les grandes largeurs le match le plus important du Mondial. Dès lors il ne méritait pas son titre de meilleur joueur de la Coupe du Monde, et à mon sens ce n’était même pas le meilleur joueur de son équipe, Di Maria ayant énormément manqué lors de la finale. Bravo tout de même aux Argentins pour leur parcours, un des plus aboutis depuis longtemps.

Loin de toutes histoires de primes, l’Algérie a très légèrement redoré le blason de l’Afrique. Un jeu rapide, truffé de surprises et une solidité inattendue : les Fennecs ont réussi leur compétition, seulement éliminés par les futurs champions en titre au bout de la prolongation. Sortis d’un groupe plutôt facile, les autres diront homogène, ils ont fait douter les Allemands en pratiquant leur jeu, coûte que côute et qu’importent les conséquences. Yeux dans les yeux ils ont perdu et il n’y a plus qu’à espérer que d’autres équipes africaines s’en inspireront, plutôt que de s’inquiéter pour des histoires d’argent.

 

Le cas du reste de l’Europe : une Coupe du Monde réussie sans vraiment être enthousiasmante

Le reste des équipes européennes n’ont quant à elles certes pas raté leur Coupe du Monde, mais ce ne fut pas vraiment réjouissant. La Suisse et la Grèce ont été égales à elles-mêmes, profitant chacune d’un groupe d’une extrême pauvreté pour se qualifier en huitième avant de chuter contre respectivement l’Argentine et le Costa Rica. La Belgique quant à elle a réussi son Mondial et c’est une équipe qui devra être surveillée de près pour les échéances à venir. Jeune, bourrée de talent et les dents rayant le parquet, cette équipe a tout pour réussir. Il faudra juste que Marc Wilmots (le sélectionneur) trouve la bonne formule pour gérer les égos naissants d’une génération platinium. Un quart de finale est une réussite et surtout une très bonne expérience, malgré l’amertume qui peut rester d’une courte défaite face aux Argentins.

Les Pays-Bas quant à eux ont surpris beaucoup de monde en pratiquant un superbe football en phase de poule. En phase finale toutefois ils ont oublié de jouer. Le bon parcours des Pays-Bas est en grande partie à imputer au maître tacticien Louis van Gaal. Par une équipe jeune, un jeu rapide et des changements décisifs (entrée d’Huntelaar buteur face au Mexique, entrée décisive de Tim Krul pour les pénaltys face au Costa Rica), il a transformé une formation que l’on voyait derrière l’Espagne et le Chili en équipe redoutable de solidité. Même si on ne peut lui faire entièrement porter la responsabilité de la défaite aux tirs aux buts contre l’Argentine, il fit cependant des choix tactiques discutables. Pour la dernière danse en Coupe du Monde du trio Van Persie-Robben-Sneijder, ce fut une belle représentation, que n’aurait pas reniée Kyo.

Ah la France à la Coupe du Monde… Depuis maintenant 20 ans elle ne fait pas dans la demi-mesure. Sortie de manière incroyable du piège ukrainien en barrage par la grâce du bourrin Mamadou Sakho, elle devait à ses supporters d’effacer le traumatisme sud-africain transformant chaque bus en moteur de souffrance. Il faut bien le dire, elle a réussi. Privée (heureusement) de Franck Ribéry, elle a dû faire peau neuve, Didier Deschamps choisissant de rajeunir l’équipe dans l’optique de l’Euro 2016, qui aura lieu en France. Un groupe s’est formé depuis l’Ukraine et l’EDF a surfé sur ces ondes positives de manière à atteindre les quarts de finale, seulement stoppée dans son élan par de solides Allemands. Les non-connaisseurs aiment cracher sur l’Equipe de France, rabaisser chacune de ses victoires. Réjouissez-vous du parcours de votre équipe au lieu de critiquer et de déverser vos haine et mépris. La France a une très belle base pour dans deux ans avec Pogba, Varanne et Griezmann. Il ne leur manque qu’un vrai attaquant pour franchir le palier qui leur manque pour rivaliser avec les grandes places du football international. Pour la première fois depuis maintenant 8 ans, il y a de l’espoir pour une belle Equipe de France.

 

L’Allemagne : les meilleurs ont gagné

Enfin comment faire un article sur la Coupe du Monde sans parler des vainqueurs ? Personnellement les Allemands ne m’ont pas impressionné, si ce n’est par leur solidité et leur sérénité. Durant le mondial la Nationalmanschaft fut la représentation même de la force tranquille. Elle plia souvent mais ne rompu jamais, grâce à sa défense organisée par les talents conjugués de Philip Lahm, Mats Hummels et surtout Manuel Neuer, monstrueux sur toute la compétition. Joachim Löw, aux commandes depuis 2007, a réussi son pari, celui d’une équipe avec de parfaits automatismes et à l’efficacité redoutable, se reposant principalement sur une base de joueurs évoluant en Allemagne. Seulement bousculée par les pays africains – surtout l’Algérie – elle a sinon connu des victoires tranquilles. Miroslav Klose a marqué l’histoire en dépassant Ronaldo en termes de buts marqués en Coupe du Monde, atteignant 16 buts, contre 15 pour le Brésilien. Il a de plus soigné la symbolique, marquant le dernier face au Brésil. En parlant symbolique, le passage de témoin à Mario Götze sur un changement lors de la finale est lourd de sens et d’émotion. La tondeuse à gazon allemande – j’ai ici nommé Thomas Müller – pourrait vite le dépasser, ce dernier n’ayant que 24 ans, et déjà 10 buts au compteur. Rien ne fut simple pour les protégés de Joachim Löw dans leur quête de titre, souvent placés jamais gagnants depuis des années, mais ils en ont au final remporté un. Zum Schluss qu’importe le ballon, pourvu qu’il y ait la liesse.

Ce Mondial fut pour moi mi-figue mi-raisin. Un magnifique premier tour, de très beaux huitièmes de finale et une fin de compétition décevante. Les grandes équipes finissent toujours par gagner et malheureusement ces victoires ont sonné le glas du beau jeu. En outre, le jeu s’européanisant de plus en plus, davantage d’équipes jouent de la même manière, ce qui rend les confrontations beaucoup moins attractives. A la fin le meilleur l’a emporté et le jeu en valait la chandelle. Il est en outre certain que cette Coupe du Monde restera dans les mémoires, principalement par rapport à la polémique la précédant. Les autorités brésiliennes ont expulsé – et plus encore – de nombreux citoyens, provoquant un véritable tollé au sein du pays et surtout à l’international. Dilma Roussef n’a jamais été aussi impopulaire et, avec les Jeux Olympiques de Rio qui se dévoilent à l’horizon 2016, des révoltes sociales ont été prédites, attendues, oubliées.

Néanmoins beaucoup de personnes se sont demandées si suivre la Coupe du Monde équivalait à accepter les actions des autorités brésiliennes. Ma réponse est négative ; il ne faut pas oublier que le football reste un sport. Si cela ne doit pas obstruer ce qui s’est passé, il faut toujours avoir cela à l’esprit. Alors, avec les prochaines échéances, notamment les JO, qui arrivent, oubliez vos branlettes intellectuelles et bonnes consciences dégoulinantes, ou tout du moins mettez-les de côté. Si vous ne voulez pas regarder, ne regardez pas mais laissez les amoureux du sport, beaufs ou pecnos – qu’importe la dénomination – en tout genre profiter du spectacle. En l’occurrence, celui du Mondial était bien, était bon, était Boche.